La Voie Ferrée


Armand RAPOPORT


Armand RAPOPORT
passages
Où sont les vieux enfants
dont les yeux noirs nous égarent?
à la croisée des chemins parcour
us
par d'acariâtres vieillards,
des miroirs bien ternes
reflètent les caricatures oubliées
sur des ordinateurs déboussolés
où s'agitent des monarques sourds
qui se pavanent de leur jeunesse passée
rêvant à califourchon de leurs anciennes amours
en tapant frénétiquement sur des tambours...               
Illustration BAURIllustration BAUR
Avec l'amitié chaleureuse d'Armand Rapoport. (Mai 2006) Illustrations D. Baur


Non loin de la ville radieuse
Parfois se profilaient entre deux vieux murs
Des poètes urbanistes
Aux mentons et aux lèvres doctes
Se donnant des airs de villageois.
Ils s'escrimaient les uns envers les autres
Chantant à tue-tête
Les oies anciennes
D'une ville radieuse sans trop de haine...
Illustration BAUR Pourtant à leurs écrits de fête
Manquaient une bienveillance d'espace
La joie sereine venue du gymnase céleste.
Illustration BAUR Toutefois les passagers clandestins
Dans de vieux trains de banlieue
Improvisaient de petites fêtes foraines
Croyant contourner les clochers de Dublin
Où l'ombre narquoise de Samuel Beckett
Dictait des poèmes monocordes mais limpides
Exaspérant un clown sentencieux
Dont la jaquette
Narguait les lèvres de nains mondains
Subjugués par des cinéastes Ivoiriens
Exhibant leurs gros nez
A des fenêtres rutilantes mais closes...
Illustration BAUR
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